Allocution pour la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA 2018

Photo de famille: Chargé d’Affaires Katherine Brucker avec les participants de la conférence sur le lancement de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA 2018

American Space, Université Félix Houphouet-Boigny
 28 Novembre, 2018

Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour le lancement par l’Ambassade des États-Unis de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA 2018, qui aura lieu officiellement le samedi 1er Décembre. Comme vous le savez, la journée mondiale de lutte contre le SIDA est un jour de commémoration des ceux qui ont eu leur vies affectées par cette terrible maladie, mais aussi un jour pour célébrer ceux qui ont réussi à vaincre le VIH et à mener une vie fructueuse.  Et nous ne pouvons pas oublier ceux qui travaillent nuit et jour pour veiller à ce que les personnes infectées aient accès à un traitement et à des soins.

Cette année marque le quinzième anniversaire du soutien des États-Unis à la lutte contre le VIH et le SIDA par le biais du Plan d’urgence du Président Américain pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR). Au cours des trente-sept dernières années, la pandémie du VIH a dévasté des pays et des communautés dans le monde entier. Il y a quinze ans, le gouvernement des États-Unis a compris qu’il était urgent de transformer la réponse mondiale au VIH et au SIDA et a créé le PEPFAR. La générosité du peuple américain a permis de sauver plus de 16 millions de vies, de prévenir des millions d’infections par le VIH, et de permettre au monde de se rapprocher un peu plus du contrôle de la pandémie – communauté après communauté – pays après pays. En Côte d’Ivoire, le Gouvernement américain a investi près de 1,5 milliard de dollars depuis 2014 pour aider le pays à parvenir au contrôle de l’épidémie du VIH.

Lorsque les États-Unis ont lancé PEPFAR, le VIH était une condamnation à mort dans de nombreuses régions du monde. Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire moderne, il y a une véritable opportunité de rendre possible ce qui semblait autrefois impossible: contrôler une pandémie sans vaccin ni remède. Le VIH n’est plus une condamnation à mort; c’est une maladie gérable, comme l’asthme, le diabète ou l’hypertension. Lorsque nous parlons de personnes vivant avec le VIH, nous le pensons au sens littéral: elles vivent avec le VIH!

La première étape pour contrôler cette épidémie consiste toutefois à rechercher des personnes séropositives, puis à veiller à ce qu’elles reçoivent un traitement qui sauve la vie. Trouver des personnes implique qu’il faut emmener les personnes à risque de contracter le VIH à se faire dépister afin de connaître leur statut.

J’encourage donc tout le monde, et plus particulièrement les personnes susceptibles de contracter le VIH, à connaître leur statut le plus rapidement possible. Si votre test est négatif, adoptez des pratiques sûres pour rester séronégatifs. Si votre test est positif, veuillez-vous initier le traitement dès que possible afin de vous protéger non seulement vous-même, mais également vos proches. C’est le slogan du gouvernement de la Côte d’Ivoire pour la Journée mondiale de lutte contre le SIDA cette année: Savoir tôt pour traiter tôt.

Le PEPFAR se concentre sur les populations qui, selon les données, sont souvent laissées pour compte, telles que les jeunes femmes et les jeunes hommes, les enfants, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, et les travailleuses du sexe. Les personnes de tous âges, genres, et à risque doivent pouvoir connaître leur statut VIH, bénéficier de services de prévention et de traitement du VIH qui sauvent la vie, et réduire leur charge virale si elles sont séropositives.

Partout dans le monde, l’espoir et la vie prospèrent là où il y avait la mort et le désespoir autrefois. Une génération qui aurait pu être perdue est en train de s’épanouir et de bâtir un avenir meilleur. Nous sommes impatients de continuer à bâtir cet avenir avec vous tous.

Je vous remercie.