La journée internationale pour promouvoir la tolérance

Le 16 Novembre, la communauté internationale commémore la 19ème Journée internationale de la tolérance.  Cette journée nous rappelle les conséquences de l’intolérance sur la sécurité et sur les droits de l’homme (une intolérance qui prend souvent la forme de stigmatisation et de discrimination).  Et elle nous offre aussi l’occasion de souligner le rôle essentiel de la tolérance et de l’acceptation de l’autre dans l’atteinte d’importants objectifs de santé publique et l’impact souhaité, en particulier les objectifs ciblant les personnes vivant en marge de nombreuses sociétés.

Le gouvernement américain est fier de s’associer au peuple et au gouvernement de Côte d’Ivoire pour mettre en œuvre le Plan d’urgence du Président des Etats-Unis pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR) et contribuer à atteindre l’objectif d’une génération sans SIDA.  Ces derniers mois, nous avons travaillé sans relâche pour adapter nos ressources et nos programmes aux priorités du gouvernement ivoirien ainsi qu’à l’engagement du PEPFAR à faire les bonnes choses, au bon endroit et au bon moment.  Cela implique également une planification minutieuse qui permettra d’apporter aux populations cibles les programmes, les ressources et les financements nécessaires.

Ici en Côte d’Ivoire, la tolérance est essentielle dans l’accès aux soins de santé pour les personnes qui courent un risque élevé de contracter ou de transmettre le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH).  Ce sont entre autres les hommes et les femmes pris au piège du commerce du sexe ; les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ; les personnes transgenres, ainsi que les usagers de drogues injectables.  Les responsables des programmes et des politiques doivent reconnaitre que l’élimination de la stigmatisation et de la discrimination est capitale pour assurer que chaque personne se sente en sécurité en accédant aux services de soins et de traitement du VIH/SIDA.  En effet, les programmes qui traitent les personnes avec dignité et respect ont le plus d’impact.

Pour arriver à une génération libérée du SIDA, toute intolérance qui crée des obstacles dans l’accès aux services essentiels pour les professionnels du sexe, les HSH, les personnes transgenres, les usagers de drogues injectables ou d’autres groupes vulnérables peut entraîner des pertes considérables en vies humaines.

La tolérance exige que tous, même ceux qui sont différents, soient traités avec dignité et respect.  Cela vaut pour toutes les personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur genre.  Comme l’a récemment déclaré le président américain, Barack Obama, “la lutte contre la discrimination dont sont victimes les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres (LGBT) constitue un défi mondial, un défi crucial dans l’engagement des États-Unis à promouvoir les droits de l’homme.”

A l’occasion de cette Journée internationale de la tolérance, réaffirmons tous ensemble la nécessité pour tout le monde de pouvoir accéder librement et bénéficier des services de santé essentiels auprès des prestataires qui les traitent avec dignité et respect; tout le monde, c’est-a-dire y compris les professionnels du sexe, les usagers de drogues injectables illégales, les HSH, les personnes transgenres, la communauté élargie des LGBT et tout groupe qui subit les effets négatifs de la discrimination sur sa santé, comme les personnes handicapées.

J’invite donc tous les partenaires engagés dans cet objectif commun de lutte contre le VIH en Côte d’Ivoire à pratiquer la tolérance dans tous les aspects de prestations de services.  L’objectif de génération sans SIDA restera lettre morte tant que chaque ivoirien déjà infecté ne sera pas convaincu qu’il sera traité avec tolérance et respect lorsqu’il se rend aux services de santé pour des soins ou pour éviter d’infecter d’autres personnes, ou encore pour échapper à l’emprise des drogues toxicomanogènes.

Je vous prie de vous joindre à moi pour tendre la main, dans la tolérance, à tous ceux qui en ont besoin afin qu’ensemble, nous puissions atteindre cet objectif tant attendu d’une génération sans SIDA en Côte d’Ivoire.