Célébration du 242e Anniversaire de l’Indépendance des Etats-Unis

Chargé d’Affaires Katherine Brucker pendant son discours en présence des Membres du Gouvernement Ivoirien

Monsieur, Mesdames les Ministres,
Monsieur le S.G du Ministre des Affaires Etrangères,
Honorables Invité(e)s,
Mesdames et Messieurs,

En vos rang et qualité, c’est un plaisir pour moi d’accueillir autant d’amis ici pour la célébration du 242e Anniversaire de l’Indépendance américaine.

Avant tout propos, qu’il me soit permis de saluer la présence ici ce soir d’une forte délégation du Conseil Consultatif du Président Américain sur les Opportunités d’Affaires en Afrique (PAC-DBIA).  Il s’agit de la plus grande visite d’une délégation commerciale en Côte d’Ivoire depuis au moins une décennie, et leur présence est un véritable indicateur de l’accroissement des relations commerciales que les États-Unis entretiennent avec la Côte d’Ivoire et l’Afrique de l’ouest.

Je suis arrivée en Côte d’Ivoire il y a tout juste dix mois, et dans cette période il m’a été donné de voir une quantité croissante d’activités des entreprises américaines, dont bon nombre ont généreusement apporté leur soutien à cet évènement.  Merci infiniment à tous.

L’année dernière a été incroyable pour moi.  J’ai parcouru le pays, et j’ai pu voir par moi-même la profondeur de notre partenariat.

À Bondoukou, j’ai rencontré des producteurs de noix de cajou qui offrent des emplois aux femmes.

À Man, j’ai rencontré des femmes et la police qui travaillent ensemble afin d’améliorer la sécurité de leurs communautés.

Sur mon velo en route pour Grand-Bassam, le Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique, Sidi Touré s’est joint à moi pour démontrer notre solidarité contre les terroristes lors du deuxième anniversaire de l’attaque de Grand-Bassam.

Partout dans le pays, j’ai rencontré des personnes qui, tout comme moi, sont découragées parce que nos équipes nationales, aussi bien les États-Unis que la Côte d’Ivoire, ne participent pas—ou plus — à la Coupe du monde en Russie.

À Gagnoa, il y a juste quelques semaines, j’ai rencontré des membres de la société civile dont la Coordonnatrice National de la COFEMCI, Dr. Marie-Paule Kodjo, qui s’attelait à encourager les villageois et citoyens à exercer leur droit de vote et à démontrer que la politique de la chaise vide est inutile, et pire, nuit à la démocratie.

Aujourd’hui, en ce jour de célébration de notre indépendance, nous Américains pensons beaucoup à la démocratie.  Les États-Unis sont fiers de faire partie des plus vieilles démocraties, et au cours de ces 242 dernières années, nous avons appris une ou deux choses.  Si vous me le permettez, j’aimerais m’y attarder.

Tout d’abord, nous avons appris, comme Dr. Marie-Paule Kodjo et bien d’autres l’ont appris, que la démocratie concerne la participation – ce n’est pas un sport de spectateurs.  Les citoyens doivent s’impliquer, et ils ont à la fois le droit et le devoir de tenir les élus responsables.  Soyons honnêtes; sans un message clair de la part de leurs électeurs, les politiciens de n’importe quel pays auront tendance à poursuivre leur propre programme.  Une société civile dynamique et des médias libres et indépendants sont indispensables à la bonne information de l’électorat.  Les citoyens qui restent en retrait renoncent à leur devoir.

Nous avons ensuite appris que la démocratie concerne les institutions.  Les organes représentatifs qui reflètent la volonté du peuple et défendent la constitution.  Nous Américains sommes intensément fiers de notre constitution, qui est notre force directrice.  Le serment d’office aux États-Unis, par exemple, nous exige de « protéger et défendre la Constitution des États-Unis, contre tous ses ennemis, étrangers et internes ».  Notre foi en des institutions fortes et dans les documents fondateurs directeurs a été renforcée par notre expérience nationale.  Nous avons surmonté une guerre civile, une crise des droits civiques, des participations controversées dans des guerres à l’étranger, des destitutions de présidents – et pourtant notre république tient debout.  Nos institutions jouent un important rôle dans ce sens.

Nous avons appris que la liberté d’expression est le trait caractéristique d’une démocratie saine.  Presque sans exception, nous sommes en faveur du droit d’exprimer librement son point de vue – quelle que soit la vigueur de notre désaccord avec ce point de vue – plutôt que la suppression de la liberté d’expression.  En effet, la préservation des moyens d’expression – à travers les médias, les déclarations écrites et orales, et les manifestations publiques – permet de maintenir le discours sur la place publique.  La restriction de l’expression pousse les individus et les groupes vers la clandestinité et peut les conduire à s’exprimer par des moyens plus dramatiques – et souvent violents.

Nous avons appris que la démocratie concerne les droits et les responsabilités, quoique nous ayons tendance à parler plus des droits que des responsabilités.  Bien évidemment, nous avons le droit de ne pas voter si cela est notre choix, mais nous devons chérir le droit que la démocratie nous donne:  parler, voter, participer, et exercer nos responsabilités en tant que citoyens en votant, en nous exprimant et en participant à la vie civique.  La démocratie n’est pas parfaite.  Winston Churchill est allé jusqu’à dire, et je cite : « la démocratie est la pire forme de gouvernement, à l’exception de tous les autres ».  (Fin de citation.)

Par conséquent, alors que nous marquons les 242 ans de l’indépendance américaine, plutôt que de ressasser longuement le jour de l’élection, ou les débats quasi interminables au sein du Congrès ou du Parlement, célébrons le fait que nous pouvons voter, et que les lois sont édictées par des élus qui s’engagent dans de vives discussions.

Et peut-être que la plus importante chose que nous avons apprise en 242 ans d’indépendance est que la démocratie est un travail qui se poursuit.  Comme Abraham Lincoln l’a déclaré dans une phrase restée célèbre que je cite : « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».  (Fin de citation.)

Mais les exigences des populations changent.  Dans ce sens, la démocratie se renouvèle.  Nous le voyons de plus en plus dans le monde.  Des voix non entendues ont parlé dans les urnes, et cela a ensuite inspiré d’autres à s’impliquer.

Des personnes aux États-Unis – toutes allégeances politiques confondues – militent de plus en plus sur des questions qui les importent.  Les jeunes se mobilisent pour assumer le lobby des armes; les femmes se présentent aux élections en nombre sans précédent.  Les conversations ne sont pas toujours faciles, et parfois les positions sont aux antipodes, mais il est clair que la démocratie est vivante et se porte bien aux États-Unis.

En Côte d’Ivoire également, les positions adoptées parmi les personnes sont parfois très éloignées, mais cela n’empêche que 400,000 personnes s’inscrivent pour voter, en vue de faire leur part pour cette démocratie.  Mes chaleureuses félicitations vont à l’endroit des ivoiriens et du gouvernement de Côte d’Ivoire pour la conduite réussie de l’opération de la révision de la liste électorale.  Ces ivoiriens ont rejoint les rangs des personnes déterminées à faire partie de la démocratie en action en Côte d’Ivoire, et nous espérons que des millions d’autres se joindront à ces ivoiriens dans les années à venir.

Cela dit, veuillez vous joindre à moi pour porter un toast: au partenariat, à la participation et à la démocratie en progrès!  Vive la coopération entre les Etats-Unis et la République de la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie.

Célébration du 242e Anniversaire de l’Indépendance américaine
 Chargé d’Affaires Katherine Brucker pendant son discours en présence des Membres du Gouvernement Ivoirien
Célébration du 242e Anniversaire de l’Indépendance américaine
       Chargé d’Affaires Katherine Brucker pendant son discours en présence des Membres du Gouvernement Ivoirien

Célébration du 242e Anniversaire de l’Indépendance américainePendant le Toast